Nous retrouvons jeudi dernier Antonio a Piove Di Sacco. Il a été également volontaire au Montenegro l’année dernière. Après réflexion, nous prenons un jour de repos pour visiter Venise. C’est vrai qu’on hésitait un peu. Les vélos sont interdits dans l’enceinte de la ville, les contravenants s’exposant à une jolie petite prime. Nous décidons finalement d’y aller en train. Puffy scandalisé qu’on puisse y interdire la circulation en bicyclette, préfera bouder toute la journée, et ne pas venir.  -« je préfère garder mon intégrité morale, moi ». Enfin même s’il a des principes, il a quand même raté quelque chose.

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Nos jambes redécouvrent la marche pour une journée tourisme sous le soleil de Venise. On ne ment pas, la ville est vraiment superbe. N’imaginez pas y aller sans un euro en poche, il est impossible de ne rien dépenser là oú tout est pensé pour vous faire dégainer la carte bleue. On a résisté aux masques vénétiens, au t-shirt souvenir, au magnet… Mais à l’angle d’une rue, un petit bar bondé nous attire. Évidement, le verre de vin a 0,60€ en fait craquer plus d’un. En dehors des artères bondées, on trouve des parcs ou des bancs, toujours au bords de l’eau, des coins tranquilles qui font respirer la ville.

Antonio nous en dira beaucoup sur la région, on goûtera au spritz et découvrira les traditions locales, parfois bien curieuses. L’italie est un pays bien jeune, ayant moins de 100 ans, et les identités régionales restent très fortes. Dans la région de la ville de Padova, tous les étudiants une fois diplomés ont droits à un poster réalisé par leurs amis, affiché quelques semaines dans la ville d’origine, racontant des anecdotes, du diplomé de la maternelle à l’université. Écrit en dialecte, encore bien parlé, et non pas en italien. Et les villes de la régions semblent bien vivante avec tous ces posters. 🙂

Une autre tradition régionales nous divertit le long des routes: certaines maisons sont décorées de rubans bleus, roses ou blancs, signifiant respectivement la naissance d’un garçon, d’une fille, ou un mariage récent. Les italiens semblent « très enclin à renouveler la population », mais comme nous le rappelle Puffy, le taux de natalité n’est ici que de 1.40. Il en sait des choses ce Puffy.

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Et nous voila repartis en direction de la Slovénie. Le samedi en fin d’après midi, une jolie colline nous suggère de dormir sur elle. Nous revoyons les montagnes majestueuses au nord: le début des dolomites. Nous arrivons à bout des cents premiers mètres de montée, épuisés et transpireux comme après 10 jours de vélos sur du plat. Et là un petit vignoble, avec quelques mots en français sur la porte. Nous faisons la connaissance de Nievo et sa femme qui nous invitent à dormir dans le foin à l’abri. Ils nous propose de les suivre pour la soirée. Et nous voila dans une église pour un concert d’orgue, suivi  d’une chorale. Nous rentrons avec l’air entrainant de « down to the river to pray » dans la tête.

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Les deux jours suivants nous terminons la traversé de l’Italie, en passant par Udine. Montagnes droit devant! Petit à petit, les changements apparaissent. Les maisons ont beaucoup moins d’imposants portails et d’immenses grillages. Les arbres morts des feuilles, heu, les feuilles mortes des arbres ne sont plus ramassées dans les jardins avec la même passion. On traverse la frontière par une toute petite route, et surprise, une piste cyclable flambant neuve apparait. L’enthousiasme slovène n’a pas duré très longtemps, quelques dizaines de mètres. 🙂

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