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Jamais deux sans trois

Après l’opération sèchage, on profite quelques jours de Ljubljana et du confort d’une auberge de jeunesse. Puffy a refusé catégoriquement de passer à la machine à laver. Il était prêt à nous accuser de maltraitance ! Va falloir qu’on lui trouve un poncho… Entre 2 averses, balade dans les rues, concert et burek. La vie est belle, le repos est bon.

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On redécolle en direction de la Croatie. On retrouve trop rapidement à notre goût le schéma montée – descente – montée. Il n’y a pas que les paysages qui nous coupent le souffle ! On fait de nombreuses pauses… Pour prendre des photos évidemment !

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Entre la brume et soleil, on croise un panneau d’information sur le bord de la route. Rien d’extraordinaire à cela me direz-vous. Il nous informe que sur cette route, il y a en moyenne une quinzaine d’accidents de voiture avec cet animal. Une quinzaine blessés ou tués sur le coup. C’est d’ours qu’on vous parle ! Ah oui, oui, il y en a pas mal dans les environs. Et le gars près de chez qui nous dormons nous informe: « arf on en voit pas trop souvent mais il y en a beaucoup dans les montagnes. Une fois j’en ai vu un par la fenêtre, qui traversait la route. Scary. Mais il y a un mois c’est les cerfs qu’on entendait, et je peux vous dire que ça fait vachement plus peur. C’était la saison des amours. »

Puffy ne fait pas le fier.

Deuxième chute de Léa. Puffy s’exclaffe « ahah jamais deux sans trois » en la prennant en photo au lieu de l’aider à se relever.

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On passe la frontière dimanche, la Croatie est superbe. Elle possède quelques panneaux qu’on ne sera pas heureux de croiser.

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Et au détour d’un énième virage, ça y est enfin l’Adriatique !

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Ah non, cette fois, c’est l’Adriatique !

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Glandes parotoïdes

Avec ce temps humide, on croise quelques salamandres qui se déplacent avec une démarche pataude. L’une d’elle ce matin s’est approchée un peu trop près du petit déj’ de Puffy. Ce dernier, grognon avec la nuit pluvieuse, a bien failli lui donner quelques coups de bec. Bien lui en a prit de se retenir, elles sont venimeuses. Pour quelques fruits secs, cela aurait-il valu la peine?

Puffy doit travailler la tempérance.

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La mousson en Slovénie

La Slovénie nous fait très grande impression. Les paysages sont superbes, la route suit une vallée aux airs de canyons. Contrairement aux Hautes Alpes, plutôt sèches là oú nous étions, la végétation ici s’épanouit. La forêt est partout, mélangeant le vert des conifères aux couleurs de l’automne.

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Camping sauvage interdit, nous rappellent de nombreux panneaux. Nous trouvons un endroit tranquille au bord d’un torrent, et Puffy nous trouve même des toilettes perdus au milieu de nulle part. Et avec du papier wc! De quoi nous endormir avec un sourire béat. Il est bien ce Puffy.

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Mais ce pays était un peu trop vert. Nous aurions dû nous méfier. La mousson commença dans la nuit et au moment oú l’on écrit, deux jours plus tard, elle bat toujours son plein. Avec une intensité et une régularité remarquable. « Des éclaircies la semaine prochaine » nous dit on, désolé.

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Dans la vallée de la Bača, on traverse des villages aux nouvelles sonorités comme « Podbrdo ». La vallée nous offre une grimpette jusqu’à 850m d’altitude avant de redescendre à la prochaine vallée qui mène a Ljubljana. Cette côte est douloureuse, l’Italie nous avait fait oublié le mot dénivelé. Et la pluie n’aide pas. Pause dans cette ascension à la terrasse abritée d’un café. On y entre timidement, trempés, mais la bar woman arrive grand sourire et nous sert chaleureusement la main. Elle a vu nos vélos et avec ses quelques mots d’anglais, on prend un chocolat chaud et on pic-nic près du radiateur. Autour d’un saucisson, elle nous annonce que la journée de demain sera pire tout comme la fin de côte qui nous attend !

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On fait connaissance avec l’humidité. On apprend à se connaitre, à vivre ensemble. L’expression « jus de chaussette » prend tout son sens. Le klaxon boit plusieurs fois la tasse, et n’émet plus qu’un pauvre couinement attendrissant. Et c’est finalement après deux jours de marinades que nos pieds -qui n’en demandaient pas tant- arrivent sain et sauf au sec à LjubjanaP1090061

Gondoles et tiramisu

Nous retrouvons jeudi dernier Antonio a Piove Di Sacco. Il a été également volontaire au Montenegro l’année dernière. Après réflexion, nous prenons un jour de repos pour visiter Venise. C’est vrai qu’on hésitait un peu. Les vélos sont interdits dans l’enceinte de la ville, les contravenants s’exposant à une jolie petite prime. Nous décidons finalement d’y aller en train. Puffy scandalisé qu’on puisse y interdire la circulation en bicyclette, préfera bouder toute la journée, et ne pas venir.  -« je préfère garder mon intégrité morale, moi ». Enfin même s’il a des principes, il a quand même raté quelque chose.

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Nos jambes redécouvrent la marche pour une journée tourisme sous le soleil de Venise. On ne ment pas, la ville est vraiment superbe. N’imaginez pas y aller sans un euro en poche, il est impossible de ne rien dépenser là oú tout est pensé pour vous faire dégainer la carte bleue. On a résisté aux masques vénétiens, au t-shirt souvenir, au magnet… Mais à l’angle d’une rue, un petit bar bondé nous attire. Évidement, le verre de vin a 0,60€ en fait craquer plus d’un. En dehors des artères bondées, on trouve des parcs ou des bancs, toujours au bords de l’eau, des coins tranquilles qui font respirer la ville.

Antonio nous en dira beaucoup sur la région, on goûtera au spritz et découvrira les traditions locales, parfois bien curieuses. L’italie est un pays bien jeune, ayant moins de 100 ans, et les identités régionales restent très fortes. Dans la région de la ville de Padova, tous les étudiants une fois diplomés ont droits à un poster réalisé par leurs amis, affiché quelques semaines dans la ville d’origine, racontant des anecdotes, du diplomé de la maternelle à l’université. Écrit en dialecte, encore bien parlé, et non pas en italien. Et les villes de la régions semblent bien vivante avec tous ces posters. 🙂

Une autre tradition régionales nous divertit le long des routes: certaines maisons sont décorées de rubans bleus, roses ou blancs, signifiant respectivement la naissance d’un garçon, d’une fille, ou un mariage récent. Les italiens semblent « très enclin à renouveler la population », mais comme nous le rappelle Puffy, le taux de natalité n’est ici que de 1.40. Il en sait des choses ce Puffy.

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Et nous voila repartis en direction de la Slovénie. Le samedi en fin d’après midi, une jolie colline nous suggère de dormir sur elle. Nous revoyons les montagnes majestueuses au nord: le début des dolomites. Nous arrivons à bout des cents premiers mètres de montée, épuisés et transpireux comme après 10 jours de vélos sur du plat. Et là un petit vignoble, avec quelques mots en français sur la porte. Nous faisons la connaissance de Nievo et sa femme qui nous invitent à dormir dans le foin à l’abri. Ils nous propose de les suivre pour la soirée. Et nous voila dans une église pour un concert d’orgue, suivi  d’une chorale. Nous rentrons avec l’air entrainant de « down to the river to pray » dans la tête.

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Les deux jours suivants nous terminons la traversé de l’Italie, en passant par Udine. Montagnes droit devant! Petit à petit, les changements apparaissent. Les maisons ont beaucoup moins d’imposants portails et d’immenses grillages. Les arbres morts des feuilles, heu, les feuilles mortes des arbres ne sont plus ramassées dans les jardins avec la même passion. On traverse la frontière par une toute petite route, et surprise, une piste cyclable flambant neuve apparait. L’enthousiasme slovène n’a pas duré très longtemps, quelques dizaines de mètres. 🙂

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Et ils dormirent 5 nuits au meme endroit.

Arrivés chez Andrea et Constanza vendredi dernier, on se demandait si on ne se reposerait pas une petite journée avant de repartir. Ce n’est finalement que le mercredi que nous partons, convaincus par les « it’s gonna rain tomorrow, don’t worry, stay another day » qui se succédaient. Et bien sur les journées étaient scandaleusement ensoleillées. Quatre douces journées passèrent, à discuter, jouer aux cartes, se balader, lire et manger. Moussaka, gratin dauphinois, crumble, brownies, pizzas, gnocchis, soufflés, crèpes…

Italien et argentine, ils ont toujours vécu à droite à gauche, en Amérique latine et en Europe. Ils s’apprétaient à partir en Norvège pour passer l’hiver là-bas. Nous avons appris beaucoup de choses durant ce petit séjour, et notamment un parait-il formidable anti-moustique, l’ail quotidien ! La transpiration devient ainsi un répulsif naturel, Oui, nous diriez-vous, mais qu’en ait-il du répulsif social ? Question fort pertinente. L’astuce est de couper finement la gousse le matin, et de l’avaler sans macher avec une bonne gorgée d’eau, pour épargner ainsi la cavité bucale et les personnes à qui elle s’adresse. Malin, hein ?

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On quitte finalement ce nid confortable pour repartir en selle, sous la protection de la Sainte Mère Des Voyageurs.

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C’est dans la brume que nous retournons dans notre chère plaine italienne. M’enfin, c’est pas quelques nuages qui nous chagrinent, le soleil est loin d’etre timide et nous oblige à des pauses photos à chaque jolie décharge. Les villages que nous traversons sont de plus en plus colorés, les crépis passent du jaune au rouge et les plus ambitieux osent du violet.

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On passe par quelques villages médiévaux, aux rues pavées (la joie de nos cyclistes fessiers) ou entourés de fortifications et autre chateau fort. Au détour d’un pont levis se cacha la première chute ! Une jolie photo, Logan presque jaloux de ne pas avoir de cicatrice et on repart.

Aucun italien n’avait accepté pour le moment de nous preter un petit coin de jardin. Après une tentative infructueuse de camping sauvage en passant par un sentier de lequel on s’embourba au point de ne plus pouvoir faire rouler les vélos, on frappa à la porte d’une grande ferme, sans grand espoir. Et pour la première fois, boueux et crotteux, on nous accepta ! Et le chien pissa sur nos sacoches pour nous souhaiter la bienvenue.

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Ca y est, l’achat d’une nouvelle cafetière italienne nous fait passer d’une production artisanale à une production quasi industrielle de caféine. Puffy faisait un peu trop de siestes.

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Épisode 3 : « Puffy nous a sauvé la vie »

Puffy a insisté pour que l’on mette cette article. Nous écrivons sous sa dictée:

« Comme mes frères et soeurs qui jadis triomphaient sur les mers tumultueuses des ours blancs, ptérodaltyles et autres crevettes monstrueuses, c’est non sans sueurs que j’ai sauvé mes deux amis d’un danger certains. Deux reptiles gigaaantesque avec des dents énoormes ! Les serpents n’ont plus qu’à se faire empailler maintenant héhé. »

Bon, on a retrouvé ce serpent écrasé au bord de la route, mais chacun a le droit à son petit moment de gloire.

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Episode 2 : Puffy, c’est un dur.

Puffy n’est decidement pas un poulet de bassecour. Il se met a siffloter de plus en plus souvent l’air du Parrain en defiant les passants du regard. Hier il nous surprenait en arretant le sucre et le lait dans son cafe. Ce matin c’est son look bandana qui declencha l’alarme. Puffy est un dur qui confond un peu les genres. Les carreaux nous font plus penser au western qu’a la mafia.

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Changement de tempo. Bonne nouvelle, les vestes sont bien imperméables.

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Episode 1 : Puffy a joué dans la neige

La neige a donné des ailes à puffy. Arrivé bien avant nous au col de l’échelle, il fit bronzette sur le bitume et il s’improvisa une jolie petite glissade sur une rembarde pleine de neige.

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Mais trop d’enthousiasme peu conduire à la chute, et une fois arrivés au sommet du col, encore tout transpireux, c’est tout penaud, le bec dans la neige,que nous l’avons retrouvé..

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‘d morning Italy !

Nos rencontrons nos premiers hotes warmshower après Gap, Rémi, Janny (nous espérons ne pas écorcher son prénom … ) et leur jeune enfant Titouan. C’est l’équivalent du couchsurfing pour les cyclistes. Douche chaude, soupe au pistou, machine à laver et nuit sur un véritable sommier.

L’organisme met un petit peu de temps à s’habituer à l’effort du voyage à vélo et par chance les conseils avisés de Janny justement kiné nous font repartir avec plein d’étirements. Nous repartons également avec de précieuses informations. Un genévrier thurifère millénaire se trouve au détour d’un petit chemin après Embrun, dans la commune de Saint Crépin. Cet arbre, qui fait parti des plus remarquables des Hautes-Alpes, aurait assisté dans sa jeunesse à la fin de l’empire romain !

Nous pédalons quelques kilomètres avec Rémi et Titouan sur des pistes escarpées pour rejoindre la vallée de la Durance.

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La vallée de la Durance est superbe. A la sortie d’Embrun deux choix s’offrent à nous. Prendre la nationale parfaitement asphaltée et bien plate mais interdite aux cyclistes, ou remonter de 200m de dénivelé en prenant une petite départementale. Sous un superbe tonerre de klaxons, nos mollets ont rapidement choisis. 🙂

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A St Crépin nous rencontrons Bernard ancien maire du village, ainsi que Mireille et Aurélien, avec qui nous apprenons de nombreuses choses sur la région que nous traversons au cours d’un diner qu’ils nous proposent chaleureusement. Le vieillissement important de la population avec l’exode des jeunes, l’isolement très important du département, une activité économique principalement saisonnière avec des emplois précaires et pas autant de touristes que prévu. Pourtant la région des Hautes Alpes a de nombreux atouts, avec ses paysages superbes et son ensoleillement important (avec la région de Colmar, c’est une des régions les plus ensoleillées de France).

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Nous avons été réveillé une nuit sous la tente il y a quelques jours par des hurlements bien caractéristiques: le loup! Présent depuis le début des années 90 en France, ses premières tentatives de traverser la vallée du Rhone remontent à 1998! Les agriculteurs ont très récemment réussi à avoir des autorisations pour tirer sur les prédateurs auprès de la Préfecture, suite à des manifestations costaudes. Le loup fait polémique.

Lendemain, balade dans la thuriféraie de St Crépin pour dire boujour au fameux genevrier! Ces arbres fantastiques, adaptés au climat ensolleillé et aride, poussent très lentement et prennent des formes parfois remarquables comme celui ci dessous.

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Et voici l’arbre millénaire:

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En route pour Briancon, et le col de l’Echelle pour éviter le traffic important de Montgenèvre. La vallée de la Clarée, haute, sauvage et étroite nous séduit tout de suite. Nuit à 1500m, la fraicheur arrive et c’est de la neige qui nous attend pour le lendemain. Nous remplacons sandales et short par bonnets et moufles. Au terme d’une énième jolie montée, ca y est, l’Italie !

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Mal aux fesses

Ça y est : Puffy a trouvé la bonne position.

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De la Drôme provencale aux Hautes Alpes

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Trois nuits sous la tente et déjà les joies du bivouac. Premier réveil métallique avec le fracas des déchets compactés de la décharge plus voisine que prévue. Deuxième réveil plus raffiné, pas de doute, la fosse sceptique de la maison d’à côté n’était pas loin.

 

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Puis la nuit dernière, Bernard nous accueille chaleureusement dans son jardin un peu avant Gap. Et c’est avec un pot de confiture maison à la mirabelle et au vin blanc alsacien que nous repartons taquiner les montagnes le matin. Ça y est les températures commencent à descendre la nuit, à 800 ou 900 mètres d’altitude, mais pas d’inquiétudes, Puffy dort bien au chaud.

 

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L’itinéraire est superbe et les journées bien ensoleillées. En direction de l’Italie, à l’Est, nos joues et mollets droits prennent significativement plus de couleurs que les gauches. Les montagnes sont tortueuses et au détour d’un virage, ça y est, l’automne est presque là.

 

 

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La question : « quand-est-ce qu’on mange ? » rythme nos journées, du matin au soir. Celles-ci pourraient être décomposées en trois parties : lorsqu’on a faim, lorsqu’on mange et lorsqu’on digère. Les repas sont source d’une intense satisfaction. Nous explorons le patrimoine de la France (très à la mode ces temps-ci) à travers ses fromages.  Chèvre frais ou crémeux, brebis ou vache, nous cultivons la diversité.

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Premiers jours en vélo et les premières montagnes

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Un peu plus de 200km au compteur depuis lundi, la vallée du Rhône super roulante jusqu’à Pierrelatte. Une petite journée de repos chez des copains, le camping sauvage c’est sympa, mais le petit journal sur canal+ c’est très bien aussi. 🙂 Aujourd’hui Drôme du Sud, à prendre des couleurs entre les champs d’oliviers et les vignes.

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Puffy à déjà mal aux fasses et n’arrête pas de se plaindre. Quel ingrat. Il ne va pas tarder à dormir dehors.

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21 septembre 2015 : Départ !

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Les premières contractions sont apparues ce week-end, et c’est deux belles bicyclettes, chacune d’une cinquantaine de kilos, qui ont vues le jour aujourd’hui.

Nous partons avec une pensée pour la famille et les proches, qui nous ont encouragés avec enthousiasme.

Le projet a pu se concrétiser grâce à l’aide de nombreuses personnes, à qui nous disons : MERCI !

On essayera de ramener de jolies photos. 🙂

« Rares averses » sur météo france

Matinée vélo. On s’entraine à être étanches.

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La bohème

 

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Départ en septembre 2015 pour un an en vélo !

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